Débuter le kobudo d'Okinawa

Le kobudo d'Okinawa est l'art des armes traditionnelles de l'île, nées pour la plupart d'outils de la vie quotidienne : le bâton, la rame, la faucille. Au dojo de Villefranque, à un quart d'heure de Bayonne, il s'enseigne à tous les niveaux, et sa pratique ne demande aucune condition physique particulière. Cette page présente ce qu'il faut savoir pour commencer.

Le bo, première arme

Le débutant commence par le bo, le bâton long, qui mesure environ 1,80 m. Simple pièce de bois, sans lame ni partie métallique, c'est l'arme la moins dangereuse et la plus adaptée aux débutants. Dans la tradition Matayoshi, les armes s'abordent d'ailleurs une à une, des plus simples et des moins dangereuses à manier vers les plus délicates.

Le bo est l'arme fondamentale du kobudo. Avec lui, le débutant apprend à tenir et à manier une arme, à se déplacer avec elle, et à faire travailler ensemble son corps et le bâton. Ces bases préparent l'étude des armes suivantes, et l'on continue de travailler le bo tout au long de sa pratique.

Les premiers cours

Il n'y a pas de cours réservé aux débutants : le nouveau venu rejoint directement le cours de kobudo, ouvert à tous les niveaux, où le professeur ou un assistant l'accompagne. En général, le jour où un débutant arrive, tout le groupe reprend les bases au bâton avec lui. La fin du cours se passe en groupes de niveau, où chacun avance à son rythme.

Les bases se travaillent dans les hojoundo : on y répète en ligne des frappes et des parades, en se déplaçant, à la manière du kihon du karaté. Avec une arme longue, on ne fait pas demi-tour en bout de ligne : on revient en reculant, ce qui évite de heurter un partenaire.

Les deux premiers cours sont gratuits. Le jour et l'heure du cours de kobudo sont indiqués sur la page horaires et accès au dojo.

Dès 12 ans, sans âge limite

Le kobudo se pratique chez nous à partir de 12 ans. Cela tient surtout à la taille des armes : un bo de 1,80 m demande une certaine taille pour être manié en toute sécurité, pour soi comme pour ses partenaires.

Il n'y a en revanche pas d'âge maximum ; le kobudo se pratique sans contact au corps à corps, et l'entraînement s'adapte aux capacités physiques de chacun.

La tenue et le matériel

Au début, rien n'est à prévoir : les bâtons sont fournis par le club, et un survêtement suffit pour les cours d'essai. Il n'est donc pas nécessaire d'acheter une arme pour venir essayer.

Une fois inscrit, le pratiquant s'équipe d'un kobudogi, la tenue du kobudo, avec sa veste noire et son pantalon blanc. On peut aussi débuter en karategi, ce qui évite un achat à ceux qui pratiquent déjà le karaté. La ceinture blanche est fournie par le club.

Kobudo et karaté

Le kobudo est un art martial à part entière : on peut le pratiquer seul, sans être jamais passé par le karaté. Les deux disciplines ont pourtant grandi côte à côte à Okinawa, et elles ont beaucoup en commun : les positions, les déplacements, une partie du vocabulaire et des exercices. Le karatéka qui prend une arme retrouve donc ses repères, et le pratiquant de kobudo qui s'essaie au karaté retrouve aussi les siens.

Une seule adhésion donne accès aux cours des deux disciplines, on peut donc commencer par l'une et découvrir l'autre plus tard.